Pourquoi devenir paysagiste?

Devenir paysagiste, c'est être en contact avec la nature
Devenir paysagiste, c’est être en contact avec la nature

Une question que l’on se pose régulièrement lorsqu’on choisit son orientation, c’est pourquoi devenir paysagiste?

Il peut très bien s’agir d’une question que l’on se pose à 16 ou 18 ans lorsqu’on choisit son cursus scolaire. Ou à 25, 30, 40 ans lorsqu’on chercher a se réorienter ou une reconversion professionnelle.

Dans cet article, je vais vous parler du pourquoi. Pourquoi devenir paysagiste plutôt qu’un autre métier d’extérieur : maçon, menuisier, peintre… Et aussi pourquoi ne pas devenir paysagiste

Pourquoi devenir paysagiste?

Devenir paysagiste, c'est être en contact avec la nature
Devenir paysagiste, c’est être en contact avec la nature: un exemple de taille de haie par mon entreprise

Pour moi, la question ne se pose plus. Devenir paysagiste, c’est tout simplement être en contact avec la nature, en permanence.

Au contact de la nature

Si vous êtes quelqu’un qui ne supporte plus d’être à l’intérieur, de travailler en bureau. Et que l’extérieur vous ressource, vous détend, est vital pour vous, alors vous comprendrez que le métier de paysagiste est fait pour vous.

Le fait d’être en contact permanent avec le végétal, c’est un peu comme côtoyer et bichonner un être vivant. Même s’il ne cause pas, on prend soin de bien le tailler, de bien le planter, de bien s’en occuper contre une rémunération.

Devenir paysagiste, à son compte ou ouvrier paysagiste, c’est justement s’autoriser de travailler dans un univers totalement différent de la majorité des  personnes. C’est s’autoriser d’affronter le froid, la neige, la chaleur, la sècheresse, parce que, plus que tout, le végétal nous fait vibrer.

Travailler de façon saisonnière

Ce qu’il faut savoir avant de se lancer paysagiste, c’est qu’il s’agit d’un travail très saisonnier. Certainement l’un des plus variable des métiers d’extérieur.

Je compare souvent mon métier au métier qu’exerce un voisin menuisier. Et finalement, je me rends compte que mon activité est bien plus saisonnière que lui. En hiver, il a toujours un parquet, des fenêtres, des travaux de rénovation à effectuer. Alors que bien souvent, en hiver pour nous, c’est la saison creuse.

En septembre, c’est le boom pour nous. Entre les appels clients qui n’arrêtent pas et les chantiers qui prennent du retard, c’est souvent la course. Au printemps c’est pareil. Tout le monde veux tout au même moment. Et si l’on rate cette periode, on manque la moitié du chiffre d’affaire de l’année.

Il faut donc être capable de faire face aux periodes de rush et s’adapter aux periodes calmes. Tout le monde ne s’y fait pas. D’ailleurs, beaucoup ont un travail complémentaire l’hiver dans notre région pour palier au manque à gagner ( pisteur, randonneur, moniteur de ski)

Pour les employer, c’est souvent un métier ouvert aux CDD, et moins aux CDI, car la main d’œuvre est saisonnière. Un poste fixe dans notre métier reste de plus en plus rare et il nécessite souvent de l’expérience.

Avoir le choix de faire ce que l’on veux

Lorsque qu’on devient entrepreneur paysagiste, on a une très grande liberté. Sans parler d’argent, je vais vous parler du métier en lui même.

Quand on est à son compte, on peut très bien ne faire que de l’entretien de jardin : taille, débroussaillage, tonte, scarification, élagage.

Dans ce cas, même les erreurs les plus graves vous seront pardonnées: ça repousse! On ne vous mettra jamais un procès parce que vous avez taillé de travers une haie.

Alors que lorsque vous effectuez des grosses créations, vous pouvez avoir de gros soucis.

Certains choisissent de ne faire que de l’entretien, car c’est un rythme et un travail sans stress. C’est un choix.

D’autres sont des créateurs, et ne vivent que pour les nouvelles réalisations qu’ils vont pouvoir faire.

Le top dans ce métier, c’est de pouvoir décider du jour au lendemain de ne faire que de l’entretien, ou de ne faire plus que de la création. On décide a chaque moment de notre avenir et de ce que l’on voudra faire, contrairement aux employés qui ne subissent que les besoin d’un patron.

Devenir entrepreneur paysagiste, c’est s’ouvrir à un marché local qui est prêt à demander des services que vous aimez et que vous proposez, et non pas l’inverse.

Car très souvent, dans certaines professions, les entrepreneurs se plient au marché: ils font ce qui marche, ce qui vend ce que veulent les clients et non pas ce qui leur fait vibrer.

Je suis fier d’être paysagiste parce que chaque fois que je vais travailler, je fais quelque chose qui me fait vibrer intérieurement. Et à la fin de la journée, je suis content du travail que l’on a fait. Et honnêtement, autour de moi, je vois peux de monde qui fait un travail aussi agréable que moi, et surtout qui prend du plaisir à le faire.

Et ce qui est magique, c’est que lorsqu’on est plongé dedans. A un moment, on ne compte plus les heures. On le fait par plaisir et pas par obligation.

Forcément, dans ce cadre, même la première année d’activité, notre business est rentable. Parce qu’on passe tellement de temps à travailler par plaisir que l’argent rentre automatiquement plus qu’il ne sort.

Pourquoi ne pas devenir paysagiste?

C’est très facile de vanter les aspects positifs de notre profession, mais il faut aussi parler des points négatifs.

  1. Si vous ne pouvez pas tenir plus de 5 heures en plein soleil à 35 °C le métier de paysagiste n’est pas fait pour vous, choisissez plutôt un métier d’intérieur.
  2. Si vous êtes trop frileux, il va falloir vous faire une raison, sinon allez habiter au sud de la France ou dans un pays chaud. Au début, j’étais frileux et je n’aimais pas la pluie, et finalement, on s’habitue facilement.
  3. Si vous avez peur d’investir, de prendre quelques risques financiers même minimes, alors ça ne sert à rien de se lancer paysagiste à votre compte car vous aurez toujours peur de tout. Même lorsque vous ne risquez rien. Le pire bien souvent, c’est que certains on même peur de faire du chiffre d’affaire.
  4. Vous êtes un concepteur né, et vous n’envisagez pas vous mettre à l’action. Alors le métier de dessinateur paysagiste est mieux adapté pour vous. Il ne vous reste plus qu’à faire un cursus long d’études en passant par BTS Aménagement paysager, École d’ingénieur en architecture du paysage. Je suis passé par toutes ces étapes, ce n’est pas pour autant que je suis dans un bureau d’architecte paysagiste.
  5. Vous êtes allergique? C’est un facteur qui ne vas pas aller en votre faveur. Car lorsqu’on est paysagiste à son compte, on est tout le temps en relation avec le pollen, les graminées, et les insectes. Vous avez dans ce cas deux solutions: vous spécialiser dans un domaine de création : maçonnerie, terrasse bois, pavage, piscine. Et dans ce cas vous ne serez que très peu en relation avec le végétal. Soit vous décidez d’entreprendre un métier en relation avec le paysage pouvant être effectué en intérieur ou à l’écart des sollicitation allergènes : dessinateur paysagiste, architecte, maquettiste, maitre d’œuvre, coordinateur…
  6. Il faut pouvoir avoir du temps pour son activité. Si vous n’êtes pas disponible au moins 35 h / semaines pour l’ensemble de votre business (travail, facture, devis, rencontre client, sav) alors vous ne pouvez pas envisager devenir entrepreneur. Restez employé, vous serez bien mieux payé en tarif horaire et engagerez beaucoup moins de risques. Il ne faut pas rêver, on ne gagne pas sa vie en faisant rien!

 

9 réflexions au sujet de “Pourquoi devenir paysagiste?”

  1. Bonjour Christophe,
    Je viens de découvrir votre site, car je suis en reconversion professionnelle et je suis très attiré par le métier de paysagiste, plus précisément dans l’aménagement paysager et la création.
    J’ai envie de me rendre utile et de donner du sens à ma future vie professionnelle.
    Intérêt avéré pour la nature, j’aime le contact humain, travailler en équipe et possède une sensibilité graphique due à mon poste actuel de Webdesigner / Graphiste depuis 18 ans dans une agence de publicité. J’adore le dessin et surtout la création, mais je ne me vois pas “juste tondre la pelouse et planter des fleurs” j’ai envie d’être à l’initiative, à la base du projet, la recherche/création mais j’imagine qu’il faut bien commencer et apprendre les rudiments du métier !
    J’ai 42 ans et habite à Annecy.
    Il y a plusieurs options, BP ou BTS Aménagements paysagers ou des cours par correspondance mais je ne suis pas enclin à ce type de formation (il faut quand même être au contact de la terre).
    Il y a aussi les CQP avec des certifications particulières en fonction de l’orientation donnée.
    Je n’ai aucune connaissance dans ce milieu et j’ai peur de devoir faire beaucoup d’études pour pouvoir prétendre travailler en tant que paysagiste, dans un premier temps au sein d’une entreprise privée et par la suite monter mon entreprise.

    Merci par avance de vos conseils.

    Christophe

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    • Bonjour Christophe,

      Je comprends votre point de vue.
      Pour aller droit au but, je suis architecte paysagiste, et diplomé en bts et école d’ingénieur.
      Ce n’est pas pour cela que j’ai trouvé une entreprise d’architecture du paysage pour m’embaucher il y a 12 ans de cela, et ce n’est pas pour autant que j’ai pu monter mon entreprise de conseil ou bureau d’architecte paysagiste. On répond simplement a une demande qui est importante dans notre région: L’entretien des jardins existant, et la création des nouvelles propriétés. J’entends par là plantations de plantes déjà choisies par les clients, et création de terrasses ou allées en pavés etc…
      Le créateur que nous sommes va vite être réduit a peu même pour ceux qui ont fait de longues études dans ce domaine. Et encore plus en ces temps où l’argent n’est plus autant là.
      Donc oui, BTS ou niveau supérieur, vous ferez juste “tondre la pelouse et planter des arbustes” Mais ça c’est la part agréable du métier. Quand 2/3 Du chiffre d’affaire se fait sur de la taille de haies impossible à réaliser par les clients (ce pourquoi nous intervenons) et que cette taille doit être réalisé durant l’automne et au printemps avec un temps tel qu’aujourd’hui (pluie sans arrêt) on arrête d’être rêveur et finalement le métier de Webdesigner fait rêver.
      Ce que je vous conseil c’est de vraiment réfléchir. Créer votre propre entreprise de webdesign serait il pas plus accessible et moins usant ?
      Après 11 années a gérer mon entreprise de paysage, je serai heureux de pouvoir exercer votre métier pour aller jusqu’à la retraite sans avoir a me plaindre de mal de dos ni de mal de tendons/articulations dû aux efforts trop importants chaque jour et aux charges trop lourdes déplacées chaque jour. Vous avez 42 ans, un bon travail qui plus est créatif, continuez dans ce domaine ! C’est hélas le meilleur conseil que je puisse vous donner.

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  2. Bonjour Monsieur,
    Je suis actuellement en formation d’entrepreneur paysagiste avec la formation NATURA DIS. Je dois créer mon book professionnel, je ne sais pas vraiment comment m’y prendre. Avez vous des conseils a me donner ? En attendant je demanderais des conseils a mes profs. Votre site est génial.

    Je vous remercie par avance de vos conseils

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    • Bonjour,
      Un book doit reflèter la personnalité : sa touche sur les aménagements, ce que l’on apprécie. Son coté artistique au niveau dessin.
      Un book c’est aussi montrer sa polyvalence: photos de chantiers différents a l’appui.
      Et enfin dans un book c’est avant tout des “avant” et “après” avec des différences impressionnantes car le book est là pour impressionner!

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  3. Bonjour, je suis Jawa et une future paysagiste en reconversion. Je suis heureuse d’avoir découvert votre site fort bien fait.
    Je souhaiterai après quelques années d’expérience me mettre à mon compte comme vous mais je désire avant tout acquérir de l’expérience.
    J’ai une question à vous poser.
    Est-il préférable de travailler pour une collectivité territoriale ou pour une entreprise privée ?
    Je vous remercie par avance de vos conseils.
    A très bientôt.

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    • Bonjour,
      Si le but est de vous mettre à votre compte, je ne peux que vous conseiller de travailler pour une entreprise privée, ainsi vous pourrez effectuer le même type de prestations que par la suite. Vous entrerez dans le vif du sujet et ferez votre expérience sur ce que demanderons vos futurs clients.
      au plaisir

      Répondre
  4. Bonjour,je viens de découvrir votre site et je tenais déjà à vous remercier de nous faire partager vos conseils precieux de professionnel.Surtout votre page concernant les questions qu’on se pose pour devenir paysagiste,car justement,je suis actuellement en train de faire les démarches pour faire une formation continue adulte(j’ai 36 ans).Je suis actuellement ouvrière qualifiée fleuriste mais j’ai tjrs été attirée par votre beau metier sans jamais osée me lancer.Mais à force d’effectuer plusieurs chantiers divers autour de moi(dans ma commune,chez mes proches où tt simplement dans mon jardin! ;-),je me suis rendue compte que c’est vraiment cela qui me plaisait.De plus,à chaque fois,j’agrandit mes connaissances(botaniques,techniques…)car c’est tjrs différents(exposition,sols,climat…).
    Par contre,étant une femme,je me suis souvent poser des questions:
    -pourrai avoir la force d’effectuer tt les travaux?
    -les patrons embauchent ils plus difficilement une femme?
    J’ai la chance d’avoir un ami paysagiste que me conseille souvent et qui me soutient bien dans mon choix.Il m’a aussi rassurée car il m’a dit qu’il y avait bcp de très bonnes professionnelles,dont des professeurs…qu’en pensez vous?
    Je vais continuer de découvrir votre site et le suivre avec intérêt,et je reviendrai certainement encore vous poser plusieurs questions(désolée! ;-).
    En attendant,bonne continuation et merci encore!!
    Clotilde

    Répondre
    • bonjour Clotilde,
      Très bonne initiative que de vouloir devenir paysagiste!
      La plupart des travaux paysager demande pas forcément de force pur, d’ailleurs les machines sont la pour nous aider.
      Les femmes ont autant de chance que les hommes d’être embauché, mais ça reste un domaine assez matcho! De mon expérience, je trouve que les femmes sont plus soignées sur les travaux de finitions que les hommes.
      Je vous donnerai plus de détails en vidéo dès que j’ai le temps
      au plaisir!

      Répondre

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