Partie 2: Comment devenir autonome – eau, finances et déplacements

Cet article est la suite de la première partie traitant “comment devenir autonome au niveau de l’alimentation et de l’habitat”. Si vous n’avez pas lu cette première partie, je vous invite à la lire pour comprendre la suite.

Pour récapituler, dans la première partie, on a vu comment s’alimenter de façon alternative, et respectueuse en produisant ses légumes et viandes, comme l’élevage de poulet. J’ajouterai à cela la production de lapins en clapiers pouvant être une très bonne source de protéine et c’est un animal a croissance rapide et surtout un aliment simple à transformer ( tuer dépecer et vider sont des choses a savoir faire quand on est autonome!). On a fait un point sur le chauffage et l’électricité pour être autonome notamment avec l’utilisation de puit canadien, de bois local et en produisant sa propre électricité de façon solaire.

Je vais aborder dans cet article l’eau et comment produire son eau, la chauffer et la rendre potable. Le coté financer et comment gagner de l’argent en étant autonome. Et enfin mon point de vue concernant les déplacements et comment les optimiser par rapport au futur habitat. Allons-y!

L’eau: produire l’eau, la chauffer et l’évacuer

La récupération d’eau

De base la récupération de l’eau et l’utilisation pour un usage domestique est tout a fait quelque-chose d’envisageable. L’éternel problème est le coût d’installation d’une cuve ou citerne alimentaire suffisante pour couvrir l’ensemble des besoins en eau de la famille. Sans avoir a se limiter drastiquement. Voyons ce que l’on retrouve sur le marché:

Chez Leroy une cuve de 3 m3 :

cuve de 3 m3

Pour 1150 euros vous disposerez d’une cuve de 3 m3. C’est plus que le minimum pour une personne. Alors si vous êtes 3 ou 4 dans votre famille, il va falloir multiplier le nombre de cuves… Je parle de muliplier le nombre de cuves car actuellement les cuves de 10 000 L sont hors de prix et, de plus, sont très complexes à installer soit même (nécessitent des pelleteuses de 18 à 25 tonnes ce qui n’est pas à la portée de tout le monde.)

4 cuves de la sorte vont vous demander 4 x 1150 euros. A cela s’ajoute la location de la mini pelle (5 tonnes minimum) pendant une petite semaine soit 900 euros environ. Si vous êtes plutôt débrouillard en une semaine les trous sont fait les cuves sont installées et raccordées entre elles et un trop plein est acheminé sous forme de puit perdu avec gravier en contrebas (ou allant dans une marre).

La filtration et la pression

Une double voir triple filtration sera nécessaire pour rendre votre eau propre. Et pour apporter l’eau dans votre maison, un surpresseur en inox vous permettra de maintenir une pression constante lorsque vous ouvrez le robinet. Je parle d’inox, car les cuves classiques ont tendance a rouiller avec le temps et sont bonne a être changées au bout de 5 ans. Installé en sous sol , cave ou vide sanitaire, ce surpresseur comme tout votre réseau d’eau, doit être installé hors gel afin d’assurer l’approvisionnement en eau de la famille toute l’année.

Total pour l’eau :

En prévoyant 4 cuves enterrées, un surpresseur et une double filtration et l’ensemble des raccordements, on arrive à un tout de 6050 euros.

Et avec celà on dispose seulement de 12 M3 d’eau de réserve.

Notre consommation à 3 personnes étant à l’année autour de 60-70 m3. Il faut donc avec un tel système que les cuves se remplissent 6 fois entièrement pour arriver à la consommation du ménage.

Ce qui va décider de la quasi autonomie de votre foyer en eau, c’est votre surface de toiture et votre localisation. Avec un toiture de 100 M2 en Haute Savoie, nous avons 70 mm de pluie en moyenne par mois soit 840 mm par an. Donc sur une telle surface de toiture on peut récolter 84 M3. Sur le papier cela semble suffisant, mais qui dit que les pluies ne seront pas toutes concentrées à un moment où les citernes sont pleines? L’eau sera rejetée et ne pourra pas être stockée. Alors que lorsque l’on aura le plus besoin d’eau, les citernes seront vides et la pluie se fera attendre, comme ça été le cas durant la sècheresse de cet été.

Tout ça pour vous dire qu’il ne faut pas sous dimensionner son ouvrage autant au niveau des surfaces de toitures récoltées qu’au niveau des citernes de récupération.

Bilan eau et amortissement

Pour 4 personnes prévoyez plutôt 200M3 de toiture et un peu plus que 12 m3 de citerne. Ainsi même en vous basant sur la pluviométrie de Perpignan de 420 mm par an (2 fois moins qu’en Haute Savoie), les quantités d’eau présentes en citerne devraient suffire au foyer.

Avec un cout de l’eau de environ 7 euros /m3, le tout sera amorti en 12 ans environ. Ensuite l’eau ne vous coutera plus un centime! Je conseille cependant de maintenir un réseau “classique d’eau potable” permettant de palier les périodes d’extrêmes sècheresse.

Le chauffe eau

Concernant le chauffe-eau, il existe de nombreuses solutions solaires, qui sont vendues en kit et peuvent être installés autour de 2000 euros. Mais si vous n’avez pas assez de soleil, une solution intermédiaire est nécessaire à mettre en place. C’est ce que Geoff Lawton a créé à travers un chauffe eau inséré dans le conduit d’un rocket stove permettant de chauffer de l’eau froide circulant dans le conduit de cheminée pour ressortir chaude et être utilisée instantanément par les utilisateurs. Vous retrouverez les explications vidéo ci dessous si vous vous débrouillez en anglais.

Encore une fois ceci n’est pas une réponse unique mais des pistes pour être autonome sur la production d’eau chaude. On peut aussi tout à fait réduire la résistance de son chauffe eau de 1500 w pour la remplacer par une de 900 W ou moins et brancher directement 3 à 4 panneaux photovoltaïques sur le chauffe eau. Et durant les heures de soleil et de production d’électricité l’eau sera chauffée. (dans ce cas les douches seront a prendre prioritairement le soir). S’assurer que la chauffe aille au dessus de 55°C parfois pour éviter toutes bactéries dangereuse pour l’humain.

Potabiliser son eau

On a vu comment filtrer et amener l’eau dans son habitat. Il reste maintenant à rendre potable son eau et ainsi se passer d’eau en bouteille.

Pour cela rien de plus simple, il vous suffit de vous munir d’un filtre à gravité. La meilleure marque reste les fitres Berkey Le modèle 5 -6 litre est idéal pour une petite famille, mais si vous êtes 4 alors le modèle 12 litres sera exactement ce qu’il vous faut. Remplissez le compartiment supérieur, et au bout de quelques temps le compartiment du dessous sera rempli et filtré. Certes c’est un investissement, mais vous n’aurez plus à acheter l’eau en bouteille (et donc éviterez de polluer) et vous économiserez 30 euros /mois environ soit un investissement rentabilisé en moins d’un an. D’ailleurs vous pouvez commencer à tester ces filtres chez vous si vous n’aimez pas l’eau du réseau. Cette filtration vous donnera l’équivalent de la qualité de l’eau en bouteille testez le!

Conclusion sur l’eau

Rien de bien compliqué pour rendre son habitat autonome en eau. C’est juste complexe à mettre en place au début. Mais par la suite, l’ensemble fonctionne comme un réseau classique de consommation. N’oubliez pas de faire tester votre eau de récupération régulièrement au niveau d’un laboratoire pour être sûr qu’elle peut être consommée après filtration. Ce contrôle doit être fait lors de votre installation et tout les 5 ans environs.

La plupart des échecs concernant l’autonomie en eau réside dans le sous dimensionnement des ouvrages. Prévoyez toujours plus que pas assez est un gage de longévité. Surtout pour l’eau qui est une denrée devenant de plus en plus rare.

Etre autonome financièrement

Voilà un sujet vaste qui nécessiterait plusieurs articles pour être vu en profondeur. Certainement le sujet le moins abordé par les néo-autonomistes et permaculteurs: l’argent.

Alors il est certain que l’état Français soutien les personnes ne travaillant pas. Ce que je trouve un peut aberrant parfois. Mais il faut avouer que celui qui n’aime pas travailler à tout intérêt à vivre en France!

Si vous êtes dans une optique “autonomie”, vous cherchez certainement comme moi de ne plus dépendre d’aucun acteur sur cette planète pour subvenir à vos besoins. Et pour cela, il faut trouver et produire de l’argent par ses propres moyens.

Si l’on s’installe sur un terrain avec maison pour peu cher, vous serez forcément dans des zones peu urbanisées ou plus pauvres que certaines régions de France. Je dirais même parmi les régions les plus pauvres de France. Et si vous décidez de vous expatrier dans un autre pays d’Europe, vous atterrirez dans un lieu bien plus pauvre que la plupart des régions pauvres de France. Tout cela pour vous dire que sur place, revendre vos produits fermiers ou vos confections en local sera pas une mince affaire. Je ne dis pas que cela sera impossible, je dis juste que le prix et la marge que vous ferez en revendant vos produits sera vraiment maigre par rapport à l’effort nécessaire.

Certains s’en tirent très bien en se spécialisant, mais la majorité du temps les premières années sont très dures à cause du manque de connaissance du nouveau marché auquel on s’attaque.

Alors on fait quoi?

Vivre de revenus dématerialisés

L’une des clés du succès d’un autonomiste lorsqu’il s’installe, c’est de toucher déjà des revenus dématerialisés. Des revenus issus d’internet ou de travaux que vous réalisez à distance sans avoir besoin d’une boutique physique.

Blog/youtube

Je vais vous donner mon exemple pour que vous puissiez avoir une piste, une trame.

Je me suis donné comme objectif de publier un article par semaine sur chacun de mes blogs. J’ai au total une dizaine de sites internet et chaque jour, je m’occupe de publier un article plus ou moins étoffé. Celui-ci par exemple m’aura demandé une demi journée, alors que d’autres me demandent une heure seulement. Jardinier pro étant mon site principale ayant le plus de trafic est la source première de mes revenus secondaires.

Je vous dis ça parce que c’est tout simple de créer un site internet et très facile d’écrire régulièrement des articles dans une thématique précise que vous appréciez. Je suis passionné par la nature et le jardin, c’est pour cette raison que la plupart de mes sites internet sont orientés jardinage. Mais si votre passion est le tricot alors pourquoi pas créer un site/blog de tricot!

Les vidéos sont aussi très en vogue ces dernières années. C’est maintenant très facile de créer une chaine Youtube comme la mienne, de créer une vidéo détaillée par semaine avec un simple téléphone ou une petite caméra et de publier cette vidéo sur internet. Le but étant d’aider les gens dans le domaine de votre prédilection. Et vous verrez les revenus arriveront grâce notamment à la publicité ou aux partenaires!

Ne rêvez pas, ce n’est pas en publiant une vidéo par semaine que vous arriverez à un salaire. Mais au bout de 2 – 3 ans vous aurez 200 – 300 euros permettant de rembourser la majorités de frais incompressibles (impots, taxes, dépenses scolaires, voyages, diverses)

Plateforme de microservices

Au début, il est peut être bon de proposer ses services sur les plateforme comme upwork , fiverr, ou 5 euros .com (plateforme française). Si vous avez des talents de traducteur, rédacteur ou d’artiste, rien ne vous empêche de publier une ou plusieurs offres, et vous pourrez facilement répondre à des petites missions. Et rapidement vous empocherez quelques dizaines d’euros en quelques heures de travail. C’est un très bon moyen de tout de suite mettre le pied à l’étrier avant de voir du monde sur sa chaine Youtube ou son blog.

Epargner

Enfin, là où beaucoup d’autonomistes pêchent énormément, c’est au niveau des économies. Trop souvent, ceux qui décident de changer de vie ne se rendent pas compte de nombreux coûts accessoires. Et partent avec une trésorerie quasiment inexistante. C’est un vrai danger à éviter.

Lorsque l’on souhaite vivre d’amour et d’eau fraîche, et avant de voir son système d’autonomie se stabiliser et apporter suffisamment pour subvenir à l’ensemble de nos besoins, il se passe quelques années. Je veux dire par là qu’il faut prévoir au moins 5 ans d’économie pour “survivre” au cas où les résultats n’arrivent de suite. Et je suis juste en parlant de 5 ans. Idéalement pour être large, 10 ans d’économies devant soi est à mon avis plus sage.

En prenant comme base minimale de 500 euros par mois pour une famille de 4 personnes pour le strict minimum, il faut prévoir 6000 euros par an et donc 60 000 euros d’économies avant de partir à l’aventure.

Certains arrivent même à avoir un peu plus et placer cet argent tout en produisant 9% brut chaque année (j’en dis plus ici à ce sujet). Cela permet de maintenir l’épargne tout en consommant les bénéfices chaque année pour vivre. Cette vision m’a toujours passionné et je fais tout actuellement pour tendre vers ce modèle. Un modèle que l’on appel “frugaliste“. L’idée étant de mettre le plus de coté possible pour être dans quelques années “libre” et vivre d’une petite rente.

Vous devriez y songer surtout si vous êtes encore jeune (moins de 45 ans) et que vous reposez vos espoirs sur le système des retraites actuel (qui dans 25 ans n’existera plus car ce système ne sera plus viable au cas ou vous n’êtes pas au courant!) .

Pensez-y! Plus vous arriverez à mettre de coté chaque mois, plus vous serez résiliant face aux problèmes à venir.

Résumé sur l’argent:

Essayez au mieux de disposer de 10 années d’économies devant vous. Ainsi, le jour venu de votre implantantation, vous aurez le temps de vous organiser par rapport aux semis et modes de productions au potager. 10 ans c’est aussi le minimum à prévoir pour que de nouveaux fruitiers commencent vraiment à produire suffisamment pour vous nourrir. Donc de toute façon, ces 10 années d’économies vous allez les utiliser un jour ou l’autre. Et si vous êtes assez malin en les plaçant correctement sans trop de risque, vous pourrez vivre d’une mini rente jusqu’à vos vieux jours.

Les déplacements

Cette thématique est étroitement liée à l’habitat et à sa géolocalisation.

On vit actuellement dans une ère où tout va très vite, et où tout est simplifié et accessible. Et vous avez remarqué que plus on va vite, plus ça coûte cher. C’est le constat que j’ai fais lorsque nous nous rendons dans notre petite maison en Espagne. Prendre l’avion pendant les vacances scolaire reste très cher. Pour 3 personnes un allez retour tourne autour de 1000 à 1200 euros pour les meilleurs prix. A cela s’ajoute les frais de parking à l’aéroport et les frais de transport arrivé sur place. On arrive facilement à 1500 euros tout compris. Ce voyage est très agréable et en 3 heures vous êtes arrivé à destination. En partant tôt le matin on arrive à midi à la maison de vacances. C’est la façon chère et rapide d’y arriver.

Parlons maintenant de la solution longue et peu chère: en voiture et en évitant les autoroutes. Je me suis rendu compte que mon itinéraire France Espagne n’était pas si long et permettait de prendre durant 7 h l’autoroute gratuitement. Au total 19 h de parcours au lieu de 13 h en passant par les péages. Et un prix total d’environ 100 euros. Soit l’allez retour à 200 euros.

En prévoyant un matelat et quelques aménagements dans la voiture pour y passer la nuit, ce périple évite de dépenser 1300 euros… soit plus qu’un salaire pour aller en vacances…

Je vous laisse réfléchir à cette nouvelle façon de voir la vie. Au ralenti. Mais une vie qui ne coûte quasiment rien. Etes-vous prêt à passer 20 h dans les transports durant 2 jours pour vous rendre en vacances? Ou ce n’est pas possible? Ou êtes vous trop dans la vie “active” actuelle vous poussant à toujours aller plus vite et plus loin?

En tentant l’autonomie, c’est le voyage en voiture par la route qui vous attend, n’oubliez pas ce détail et tout le mode de vie “pas cher” qui va avec:

  • Faire des courses de première nécessité au discount du coin
  • S’habiller en braderie ou aux vendeurs les moins chers
  • S’autoriser qu’un certain nombre de voyages par an pour voir la famille
  • Ne jamais pouvoir s’autoriser d’extra du type cinéma, parc d’attraction, cadeaux, téléphone, multimédia …

Optimiser sa localisation

Au début, j’étais persuadé que la vie en ermite était la meilleure pour moi. Je rêvais de vivre au fin fond du limousin avec ce beau terrain bati pour la modeste somme de 30 000 euros. Et après plusieurs années à discuter avec des personnes vivant reculé, ou en raz campagne, ils m’ont tous dit à l’unanimité que le fait de vivre en campagne est un vrai problème pour les déplacements. Car effectivement l’immobilier coûte beaucoup moins cher, mais cette moins value fini par être dépensée en essence et en déplacements. Et c’est tout à fait vrai pour tout ce qui est aujourd’hui obligatoire: emmener les enfants à l’école, faire des courses de première nécessité, allez chez le médecin en urgence, se rendre à la gare la plus proche… Vous voyez ce que je veux dire?

Il est donc primordiale de voir avant tout où se situe votre maison par rapport à tout les services courants et les transports en commun. Un amis habite en Andorre, et pour descendre prendre l’avion ou même le train, il est obligé de faire 3 heures de transport en commun avant d’accéder au moindre train ou avion. Un conseil, préférez un lieu à moins de 1 heure de route.

Pour ce qui est des déplacements courants école, courses, médecin, pour moi, tout doit pouvoir être réalisable en vélo. Et contrairement à ceux qui sont tous équipés de vélos électriques, je trouve que le vélo classique utilise la force physique, la seule force que l’on ne paye pas par un moyen ou par un autre. Et honnêtement faire 4 à 5 km par jour en vélo est facile et n’a jamais fait de mal à personne.

Donc oui, je privilégie le vélo classique pour toute la famille, c’est ludique et très responsabilisant pour les enfants. Et je reste pour l’utilisation raisonnée de la voiture ( une voiture a faible consommation ) et si possible gardez votre ancienne voiture le plus longtemps possible. Voici une vidéo qui m’a convaincu de cela:

Pensez donc a tout cela lorsque vous choisirez votre prochaine maison ou votre futur havre de paix. C’est les critères que j’avais avant de choisir ma maison de vacances en Espagne. Et de ça, tout mes critères étaient remplis: proximité d’une grande ville, école commerces de proximité, un réseau de transports en commun dès le bout de ma rue, suffisamment de surface pour s’y sentir bien et cultiver un peu. Et pouvoir garder un lien social de proximité très soudé. Des hôpitaux à la pointe de la technologie et services de santé gratuits et à proximité, une vie locale peu chère. Et pour tout ces services et au tarif que j’ai acheté ma maison, il n’y a qu’en Espagne que j’ai pu trouver un tel rapport. Et si vous êtes dans une optique d’expatriation êtes vous prêt à faire toutes les démarches de changement de pays? ( changement de résidence fiscale, statue social, se conformer aux lois du pays…)

Après avoir fait l’ensemble des pôles de dépenses des ménages, je me suis rendu compte que 1/3 représente les dépenses liées aux loyers. Ces dépenses ne seront plus existantes si vous achetez votre futur havre de paix sans crédit. On peut arrondir à 1/3 des autres dépenses liées aux déplacements : gazoil, révisions, réparations, contrôles techniques, assurances, roues, voyages, transports en commun. Vous n’imaginez pas que toutes ces petites factures et tickets mis bout à bout font une vrai fortune à la fin du mois. Et ce secteur transport est le premier à limiter afin de réduire drastiquement ses dépenses: j’ai pour cela revendu il y a maintenant 1 an et demi ma voiture personnelle (nous en avions deux au foyer) ce qui m’a permis d’en tirer un capital lors de la revente, mais en plus j’économise chaque année 400 euros d’assurance 200 euros de vidange et de roues et 40 euros de contrôle technique soit 650 euros chaque année. Sans compter les PV pour stationnement gênant et autres bricoles!

Ce que je vous conseille de faire pour préparer votre future autonomie

En prenant du recul avec les années et en étant conscient des concessions nécessaire à ce nouveau mode de vie, je me rends compte qu’un statut intermédiaire est certainement la solution la plus “viable” sur le long terme. Et ce schéma, je vous le partage pour que vous puissiez progressivement vous détacher de votre vie actuelle et pas à pas construire votre propre autonomie. Voici les étapes que j’ai déjà validé et que vous pouvez faire facilement aujourd’hui:

  1. Créer des revenus par internet au travers de blogs ou de chaine youtube et arriver à 500 euros par mois environ lissé sur l’année. Ce n’est pas simple, mais avec du courage et de la persévérance vous y arriverez.
  2. Faire ses premières années de cultures de potager chez vous. Que se soit actuellement avec 2 m2 10 m2 ou 200 à 500 m2. C’est votre expérience accumulée durant ces années qui vous permettra de gagner en productivité dès la première année.
  3. Réduire son train de vie pour mettre de l’argent de coté: vous pouvez revoir vos assurances (j’ai économisé entre 1000 à 3000 euros par an en renégociant et en supprimant) , vos forfais téléphoniques (100 à 200 euros/an), en mettant des programmateurs à vos chauffages (500 à 1000€/an), en réduisant le débit de votre réseau d’eau (entre 200 à 500€ d’économie /an) et enfin en étant toujours à l’affut de la solution la moins chère pour se déplacer. (blablacar, flexibus, vols low cost…) Ce sont ces moyens de transport qui me font économiser chaque année entre 500 et 1000 euros. Si vous faites pareil que moi, vous aurez 2400 euros en plus chaque année que vous pourrez mettre de coté sans travailler plus.
  4. Commencer à placer son argent. Même si au début on a que quelques milliers d’euros, ce n’est pas grave. Avec un bon placement produisant 9 % brut soit 7% net chaque année en 10 ans vous aurez doublé votre capital sans rien faire. Prenons l’exemple de 2400 euros économisé chaque année, si vous les placez chaque année, vous disposerez pas de 24 000 euros au bout de 10 ans mais quasiment du double, soit de quoi vivre quasiment pendant 10 ans! Et plus vous commencez à placer tôt de l’argent plus ils sera facile pour vous d’en tirer un vrai revenu quand vous en aurez besoin.
  5. Visiter découvrir des régions, des pays pour se projeter dans l’avenir. On ne part pas au fond du Larzac sans y avoir séjourné quelques temps avant. On ne s’expatrie pas en Estonie du jour au lendemain sans y avoir mis les pieds une fois. On ne plaque pas tout du jour au lendemain pour un monde plus joli. Même idéal pour un lieu de vacances, un endroit peu devenir un vrai calvaire pour celui qui ne s’y est pas préparé à l’avance.
  6. Une fois que votre idéal est trouvé, investissez dans des murs. Même si au début, c’est pour quelques séjours par an, cela vous permet de gagner quelques années sur votre installation: vous allez planter votre abondance fruitière, vous allez planifier vos zones, vous allez commencer vos travaux de rénovation tranquillement. Sans avoir la pression de devoir s’installer tout de suite. En ayant un petit chez vous qui se rénove petit à petit, le jour ou vous ferez le grand saut, tout sera déjà prêt. Et le fait d’acheter à un endroit donné votre havre de paix, vous met un pied dans l’engrenage, et par la suite vous ne pouvez plus faire marche arrière (car financièrement ça vous a coûté cher en notaire et compagnie). Et c’est la meilleure façon de se lancer quand on hésite ou que l’on a peur. Il s’agit d’être un peu fou un jour et de se payer une belle maison secondaire, ou un beau terrain constructible si vos moyens le permettent. Vous aurez tout le temps par la suite de prévoir une yourte, une tiny house, ou une simple maison en bois auto-construite.
  7. Le plus dur restant ensuite de faire le deuil de son métier actuel même s’il est pénible et épuisant, de sa vie actuelle faite de facilités et l’acceptation d’une autre vie sans crainte. Et pour cela parfois une psychanalyse peut être utile ou des stages de libération des blocages.

Ce second article sur l’autonomie touche à sa fin. J’espère vous avoir fait voir l’autonomie sous un autre angle. Et que vous avez appris à travers ces quelques lignes des solutions durables et au coût minimes.

Je vous souhaite une agréable vie faite d’autonomie et d’abondance à tout niveaux.

Christophe

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