Optimiser son rendement au m2 en permaculture

Mon constat: les terrains sont de plus en plus petits, et nos besoins restent les mêmes. il est donc évident qu’un simple jardinier comme moi, souhaite optimiser son rendement au m2 en permaculture.

Avant même de penser rendement, on pense d’abord aux plantes potagères que l’on a vraiment besoin. Des plantes que l’on aime manger et qui nous procurent beaucoup plus de plaisir que les même plantes achetées en Grand surface .

J’ai basé mes expériences sur des carrés de 2 m2 servant de base pour le calcul.

Combien produire sur 2 m2 en permaculture?

Voici un espace que je laisse quasiment sans entretien. J’ai simplement installé un paillage de surface à base de déchets de tonte sec.

Cet espace représente environ 2 m2 avec plusieurs cultures:

  • Au printemps quelques radis se sont ressemés, 3 pieds d’artichauts ont repris suite à l’hiver. (planté en automne dernier) et deux lignes d’oignons. 1 ligne d’oignons jaune, et 1 ligne d’oignons rouges.
  • Une salade s’est aussi ressemé en fin de printemps. Et j’ai repiqué un pied de tomate issus de semis spontanés.

A mon retour de vacances, j’ai récolté les oignons qui étaient en fin de croissance.

Oignons jaune et rouge en permaculture

Sur les deux petites lignes d’oignons j’ai récolté en tout 650 Gr de bulbes.

En début d’été, j’ai récolté 5 à 6 fleurs d’artichauts. Les plus petites ont été laissées sur place comme vous pouvez le voir:

Pareil un rendement de 600 grammes a été atteint facilement et sans rien faire pour ces artichauts. (en plus ils repoussent chaque année!)

Quant aux radis j’aurais pu récolter une botte, mais j’ai préféré les laisser monter en graine afin de récolter un maximum de semences pour l’année prochaine.

radis en graines

J’ai fait de même avec la belle salade qui s’est mise à pousser spontanément. Des graines par centaine m’attendent.

Le pied de tomate reste prometteur car il dispose d’une belle grappe. Je pense qu’en fin de saison, 1,5kg de nourriture sera facilement atteint sur ces 2 m2 .

Je parle ici d’ un rendement passif, sans travail du sol, sans aucun arrosage, et sans désherbage ou tout autre traitement.

Exemple de rendement optimal sur 2 m2

Je vais maintenant aborder un espace bien différent concernant la production de mes tomates.

J’ai tenté cette année un espace bâché au sol (expérience que je ne reproduirais pas à l’avenir) pour la culture de tomates grappe et cerise.

Cet espace est aussi de 2 m2, comprenant 8 pieds de tomates.

Cet espace est pour moi une culture intensive. Non seulement par l’intervention répété que j’ai effectué sur les plants de tomate, (ébourgeonnage, tuteurage), Mais aussi à cause de l’arrosage régulier que j’effectue 2 à 3 fois par semaine.

Chaque pied de tomate est fait de 2 à 3 grappes et pour les tomates cerise c’est une dizaines de grappes. En somme, on peut compter 600 Grammes au bas mot par pied. soit 4kg 800 grammes espérés sur cet espace.

A cela s’ajoute les deux pieds de concombre plantés au milieu de cette culture. J’ai déjà réalisé deux récoltes soit 4 concombre d’environ 250g chacun soit 1 kg. et 1,5kg en fin de saison espérés.

Au total 6,3kg peuvent être produit sur 2m2 sur une culture intensive (avec arrosage raisonné) et totalement sans aucun traitement.

Ceci est un exemple les rendements pourront être plus important sur de la pomme de terre ou de la courgette par exemple.

Conclusions et conseils d’optimisation des rendements au potager:

J’ai toujours remarqué qu’un rendement plus important est possible à condition de mélanger plusieurs varétés de plantes. (érigés, rampantes,…) et si vous arrivez à faire succéder plusieurs cultures à la suite c’est encore mieux.

Plus vous passerez de temps et de soin sur votre espace cultivé, plus les rendements espérés seront grand. Surtout si vous disposez d’arrosage.

La première parcelle naturelle de 2 m2 est entièrement à l’ombre, alors que la seconde en culture de tomate est plein soleil. Cela ne m’empêche pas de produire en quantité des deux cotés.

Le paillage permanent est pour moi l’un des plus efficace. Il évite les adventices, maintien la vie du sol et surtout garde l’eau du sol. Après plusieurs expérience de culture sur bâche, mes résultats restent mitigés. Même si les résultats restent présents, la bâche reste une barrière physique pour de nombreuses actions: arrosage, visualisation du sol. De plus j’ai l’impression que le manque d’oxygénation du sol a manqué lors des premiers temps de croissance des jeunes plants.

Si vous souhaitez débuter en jardinage naturel, je vous forme à travers un enseignement en ligne que vous retrouverez ici. J’aborde tout les éléments indispensable a comprendre avant de se lancer.

N’hésitez pas à partager en commentaire vos rendements (approximatif) de votre potager et les techniques que vous avez utilisé pour arriver a ce rendement.

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