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Partie 1 : Comment devenir autonome, alimentation, habitat… quelques pistes

Dans la permaculture , l’idée d’autonomie en tout sens est un moteur. Il fait parfois penser et laisse aussi rêveur. Pourtant bon nombre de rêveurs sont passés à l’action et ont abandonné leur ancienne vie, pour choisir une nouvelle vie, faite d’autonomie et d’auto-subsistance. Cette voie m’inspire beaucoup, et ce, depuis des années. Pourtant, le saut dans le vide, dans l’inconnu fait toujours peur.

Dans ce premier article, je vais vous parler de comment devenir autonome à mon sens, et comment mettre en place beaucoup de choses qui vont ensuite vous permettre de vous affranchir des besoins et sollicitations de la société actuelle.

Comment devenir autonome en alimentation: au centre, le potager.

Il n’y a pas d’autonomie sans potager. C’est un fait.

Pour devenir autonome au niveau alimentaire, il faut déjà partir de la base actuelle. Comme beaucoup, je m’alimente de fruits légumes, céréales, viandes et laitages. Afin de tendre vers l’autonomie, il va falloir tout d’abord revoir ce schéma d’alimentation bien trop couteux pour la planète. Dans l’idéal, la viande doit être quasiment supprimée ainsi que les laitages. C’est toujours dur de se priver de viande rouge, pourtant, je ne me vois pas tuer une vache tout les mois pour subvenir à mes besoins!

Le poulet:

Par contre, tuer une poule peut s’envisager. On mange tous des poulets, et la viande blanche est très bonne pour la santé. Dans une optique d’autonomie, l’installation d’un poulailler avec quelques poules et coqs permettront la production de viande ainsi que d’oeufs. Pour un foyer, une dizaine de poules/coqs feront l’affaire. Si l’on veut seulement de la production d’oeufs, 4 à 5 suffiront, mais dans l’optique de produire des poulets, 10 à 15 seront un minimum.

En 13 mois, un poussin est devenu adulte. Il peut donc etre tué puis mangé. Soit environ une vingtaine de poulets par an produits sur deux couvées.  Cela fait seulement 1 poulet tout les 15 Jours…

Le potager :

Dans l’idéal, il faut 100 m2 exploitable par personne. En permaculture, on va prévoir 50 m2 par personne en production de pomme de terre, et le reste en production légumières diverses: tomates, courgettes, aubergines, radis, salades, choux, haricots…

Soit une surface minimale de 300 m2 pour un foyer de 3 personnes.

Il va falloir prévoir l’installation d’un verger au fur et à mesure. Dans l’ensemble du potager, 1 plant fruitier pourra être prévu pour 10 m2 environ, soit une trentaine pour 300 m2.

La surface du jardin devra être d’environ 3 fois la surface de potager. Soit 900 à 1000 m2.

En effet, les besoins en matière carbonée et azoté nécessaire à la bonne tenue d’un potager en permaculture sont important. Des apports de déchets végétaux extérieurs seront aussi nécessaires.

Un bon broyeur de végétaux sera idéal, sinon, un agriculteur de proximité avec quelques bottes de foin feront l’affaire.

En prévoyant le compostage de l’ensemble des déchets de consommations, la surface sera entièrement et suffisamment amandée.

Comment avoir un habitat autonome

Gros souci de notre mode de vie actuel, ni mon habitat, ni le votre est autonome. Et nous consommons énormément par rapport à nos réels besoins.

D’une façon générale, même en ayant une bonne isolation et des fenêtres double vitrage, il est difficile de palier au froid de l’hiver sans chauffer fortement.

Migrer dans le sud …

Pour ma part, le problème est vite vu, il faut migrer au Sud pour bénéficier d’un climat plus clément et plus doux l’hiver. La consommation en énergie durant l’hiver est donc bien limité.

En discutant avec des amis dans le midi, ils me disent que leur consommation est de 75 € /mois en hiver avec chauffage électrique et l’ensemble de l’électroménager classique. Pour la même taille de maison, nous consommons environ deux fois plus dans une région froide, et pourtant on fait attention.

Il est donc clair qu’on va pouvoir faire une économie de 2 x le prix en énergie simplement en décidant d’habiter en zone méditerranéenne.

Cependant, les logements sont aussi plus cher qu’en plein centre de la France!

Parlons maintenant d’un habitat autonome. Voici mon plan, si je décide de me lancer dans ce type de projet.

L’habitat devra être une maison individuelle, avec un jardin attenant. Un budget assez restreint. Une maison avec travaux ne me fait pas peur, j’ai déjà de l’expérience en rénovation!

Très important un jardin attenant tout autour de la maison et surtout un coin tranquille mais à proximité des commerces et écoles afin de pouvoir accéder à ces services directement en vélo.

Le bois

Au niveau du chauffage de la maison, je pense qu’un simple chauffage central au bois de type insert est suffisant. Idéalement un foyer de type rocket stove ou rocket mass assurerait la chauffe des pièces pour très peu de combustible.

Le bois pourra être prélevé sur une parcelle de bois de proximité. (soit loué, soit acheté à bas cout et étant à proximité)

Si les moyens d’achat de parcelles boisées sont limités,

Il peut être utile de demander aux propriétaires des parcelles de bois l’autorisation de nettoyer leur parcelles à titre gratuit. Ainsi, on peut disposer de bois mort « gratuit » . Même si le bois mort n’a pas la même tenue qu’une buche classique, il permet un chauffage d’appoint suffisant.

L’idée est de disposer d’environ 5 à 7 stères de bois par an (peut être moins même), ce qui est largement faisable en s’y prenant petit à petit durant toute l’année.

Un puits canadien

photo: http://www.eole-fr.com/a-propos/principe-puits-canadien/

L’un des élément essentiel à mon sens et très ingénieux à mettre en place dès le début, c’est un puits canadien. En effet, grâce à ce type de système, on récupère un air tempéré grâce au sol, autant l’hiver que l’été. Une température moyenne de 14 °C durant toute l’année: L’été le puits fait office de climatisation, l’hiver de préchauffage de l’air.

Le principe est simple, il suffit de faire une tranchée profonde d’au moins deux mètres à l’aide d’une mini pelle ou d’une pelleteuse, d’installer un tube de type janolène au fond et de reboucher. Sur une vingtaine de mètres jusqu’à la maison l’aspiration se fait. L’extraction de l’air se faisant à l’aide d’une VMC ou d’un ventilateur de PC. L’idée étant de prélever un air extérieur froid ou chaud, le faire passer par le sol à -2 m. L’air va être tempéré à 12 – 14 °C environ pendant 20 mètres et ressort à l’intérieur de la maison pour maintenir une température ambiante correcte sans chauffer. L’extraction d’air vers l’extérieur se faisant naturellement par les aérations passives des fenêtres ou par un autre système d’évacuation (vmc double flux) ou autre.

Pour ma part une telle installation est simple, pour ceux qui n’y connaissent pas grand chose aux pelleteuses et à l’excavation, je vous conseille de donner les directives à un professionnel qui fera ce qu’il vous faut pour peu. Et les bénéfices se feront sentir toute la vie.

Juste un petit bémol vis à vis du puits canadien. Il est important de prévoir un regard permettant de prélever les condensats juste avant l’arrivée de l’air dans la maison, sinon l’air sera viciés et le conduit risque de se boucher. Pour ma part, je pense utiliser run regard  rond classique environ 80cm de diamètre sur 2 m de profondeur, avec une isolation importante. Il se situera attenant à la maison.

L’électricité

Encore et toujours indispensable, il sera nécessaire de prévoir une façon alternative de produire sa propre électricité pour les besoins en allumage, en consommation multimédia, et en consommation ménagère.

Le chauffage étant bien sûr exclu de la consommation électrique, il sera pourtant important d’adapter l’électroménager à une consommation douce.

Un réseau général en 12 V sera produit par du photovoltaïque. Pour avoir eu l’expérience de 2 panneaux reliés à un régulateur et à une batterie solaire de 220 Ah, le tout  fonctionne bien et n’est pas gênant.

J’ai laissé tombé l’idée de l’éolienne, car complexe a mettre en œuvre et peu productrice.

Avec mes 2 x 140 W de panneaux je produisait généralement 70 w sur environ 10 h par jour. Soit 700 Wh par jour. Sachant que je suis dans une région pas vraiment ensoleillée (haute-Savoie)

En autonomie je pense qu’un minimum de 10 panneaux de 140 w est nécessaire.

Ainsi la production de la journée sera d’environ minimum 3500 Wh minimum et maxi 14000wh par jour. Soit une moyenne basse de 5 kwh / j  ce qui équivaut à consommer 500 watt en continu sur 10 h : 1 petit frigo 200 w , 50 w éclairage, 100 w multimedia et le reste en autres ustensiles ponctuels (cuisine, salle de bain…)

Au niveau des batteries il est nécessaire de disposer de 3 jours d’autonomie ( imaginons 3 jours de nuit noir ou de super gris)

3 x 5000 = 15 000 wh = 15 kwh  il faut donc  15000 w/ 12 V= 1250 Ah soit 5 batteries  de 250 ah à prévoir.

Je pense que dans cette réflexion il faut aussi prévoir 2 panneaux photovoltaïques indépendants permettant de recharger directement un vélo électrique et ainsi éviter une batterie tampon.

A tout cela s’ajoute automatiquement des onduleurs/régulateurs de charge transformant l’énergie alternative en continue. Les modèles Pur Sinus sont de bon choix apparemment.

Le parc photovoltaïque représente au total 3300 euros environs, pour disons une autonomie sur une vingtaine d’année (après le changement des batteries s’imposera).

J’espère vous avoir donné quelques pistes a travers ces réflexions. Dans la partie 2, je vous parlerai  de l’autonomie financière, et des besoins: assurances, santé, déplacements…

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